un hurlement félin perçant la quiétude de ce dimanche après-midi. – Sérieux change ta sonnerie, ça agite les animaux ! Je sais que c’est lui. Ça ne peut être que lui. L’air de rien, j’alourdis le pas pour ralentir le mouvement qui viendra mourir sur le...
La parents, la petite soeur-enfant. Un aéroport vitré, tout juste sortis de l'avion. Statiques et muets devant le paysage blanc qui s'offre à nos yeux émerveillés de l'autre côté de la vitre. "Voilà, c'est chez moi, ça fait bizarre de le dire mais c'est...
La nuit, la neige. L'oncle-requin est inquiet pour son fils embrigadé dans une sombre affaire de secte. Il vient chercher mon père et lui raconte son désarroi. Empathique, papa est déterminé à l'aider. Il dit que dans ce cas extrême la meilleure solution...
Ça sent férocement le renfermé et je ne peux que subir sans trop contester. Déjà que je mange à l'oeil, faudrait pas surabonder dans le ton désagréable. La météo a changé au même rythme que l'heure : dehors, il fait gris. Je le regarde avec ses joues...
Chaque année, on tente vainement de rassembler le puzzle d’une magie fantasmée qui s’est étiolée avec le temps. Les valeurs se sont confondues, emmêlées, réinventées. Il suffit d’avoir côtoyé l’enfer pour envoyer se faire foutre la joie censée adoucir...
j’imagine que cela n’aurait pour finalité que d’élargir un fossé social. Que dis-je. Un gouffre. Les compagnons de liesse ont laissé les lieux déserts, sourds et muets. Les cadavres d’une nuit arrosée encore disséminés ci et là rappellent la fugacité...
Pourrait être le nom d’une étude freudienne tant il est question d’hystérie collective et d’obsédantes obsessions. J’aimerais comprendre les tenants d’une telle machination. La poule aux d’or de Maje, la marque parisienne et trendy, n’est rien d’autre...
Avant tout, il y a la représentation de soi que l’on souhaite véhiculer d’une certaine manière. S’ajoutent quelques artifices ci et là. Et la satisfaction point au travers le reflet d’un miroir, mieux au travers l’oeil extérieur. C’en devient passionnant...
La douleur cérébrale peut être vive, l’évitement par le plaisir est une technique. L’immédiat, un gouffre de futilités. Stimuler sa sensibilité afin de leurrer sa conscience qui pense, trop. Obéir à ce schème déroge le sens même de la futilité. Se gorger...
et je me fonds dans le flot de paroles qu'ils échangent pour disparaître dans une vague de songes. La nuit tombe, le ciel rouge à l'horizon. Je ne suis pas triste de partir. Il y a quelque chose, comme une secousse, un fourmillement interne. Quelque chose...
La capitale suédoise a peint sur ses murs une palette de couleurs qui rappelle le sud. Mon sud, sel d'innombrables évocations nostalgiques édulcorées. Aussi, ses rues étroites et pavées, dans la vieille ville. Je la trouve plutôt jolie et ça ne m'écorche...
Lorsque je rentre au bercail, c’est toujours avec la même idée derrière la tête. Huit ans, le même scénario. Et puis en réalité, rien. Le vide, le silence, l’absence. Jamais rien. Alors je fuis, loin, de plus en plus loin d’ailleurs. Histoire d’oublier,...
Les débuts d’années m’ont toujours fait grincer des dents. Certes, un répit non négligeable s’installe doucement après le tourbillon des fêtes, mais voilà, j’aime pas Janvier. Peut-être parce que je fais partie des impatients qui veulent tout, tout de...
À quatre heures du matin, l’air n’était même pas froid. La lueur des lampadaires filtrait une bruine infime, la rue était pour une fois, calme. Le taxi a traversé une Londres presque endormie. Brick Lane, Great Eastern Street, Clerkenwell Road, Holborn,...
le froid s’est installé. Dehors, le ciel est voilé d’un épais brouillard. C’est un jour où il fait presque nuit. Où il pleut des cordes. Mais c’est un jour où je m’en fous. Ce matin, j’ai enfilé ma robe trop grande et mes collants et suis sortie sourire...
Il avait fini par l’appeler. Comme il n’avait plus de nouvelles et qu’il mourait d’envie de la revoir. Après avoir imaginé mille choses à son sujet, ses doigts avaient devancé sa raison et pianoté le numéro de cette fille qui l’intriguait, sans qu’il...
je n'ai pas retiré mes vêtements pour dormir. Garder son odeur sur moi encore et encore. Quand je l’ai reconnu au loin, mes mains tremblaient. Tête baissée, j’attendais d’être assez proche pour affronter son regard. Moment crucial où je saurais. De longs...
Cet après-midi-là, j'ai voulu fuir de tout. Fuir la vie, loin. Comme un irrépressible besoin d'aller s'isoler hors du temps. Là-haut, précisément sur cette colline. Celle qui surplombe la ville de mon enfance, je me souviens que la vue y est magnifique....
Devant la tristesse insolite du clan morophage pluricellulaire après tout puissant vent des citadelles velues du moment qu'il le dit vorace après-midi du temps où la pluie unique silence avait rompu l'ombre de la mer aux longs violons de l'hiver Que dire...
Alors qu'en fait, je ne m'y suis jamais intéressée ni de près, ni même de loin. Les envolées violoniques mêlées au chant de sirènes, c'est pas vraiment ma came. J'imagine que l'intensité du moment musical dépend tout aussi bien du contexte environnemental....
La trop envie de rien conjuguée à l'ennui de tout nous a décidé à sortir s'aérer l'esprit. J’enroule mon interminable écharpe autour du cou et tu me prends la main. Ce soir est froid, le pas se fait pressant sur le pavé. Tu dis Je t’aime Tu es belle Tu...
Un mobile-home censé appartenir à D et sa famille. Ils sont prêts à passer à table et moi je mijote dans un bain dans la pièce voisine. Ils s'impatientent, j'arrive très en retard. Sa mère me sert des dés de frites. Ellipse. Une nuit bien noire, la rue...
Une rentrée de classe non identifiée. Les élèves en file indienne sur un quai de métro. Je reconnais Manue et d'autres aussi que j'ai oubliés. Ellipse. Nous sommes censés être chez moi, mais ça n'y ressemble pas. Assise sur un muret avec D, quelqu'un...
J insiste pour me revoir. Cette fois sans jeu ni trouble, sans ambiguité. Nous sommes à la maison, sur la terrasse. Un soupçon de pudeur, de la douceur dans son regard. La sonnerie de son téléphone retentit. C'est Elle. Sa femme. Gêné, il prend l'appel,...
Je viens de finir la Métaphysique des tubes d'Amélie Nothomb. Roman autobiographique, qui dépeint avec humour la vie de 0 à 3 ans de l'auteur. Il y a un passage qui m'a particulièrement marquée : celui où Melle Nothomb relate l'épisode où, à 3 ans, elle...