et je me fonds dans le flot de paroles qu'ils échangent pour disparaître dans une vague de songes.
La nuit tombe, le ciel rouge à l'horizon. Je ne suis pas triste de partir. Il y a quelque chose, comme une secousse, un fourmillement interne. Quelque chose de très enfoui qui se fait doucement entendre et qui veut rejoindre la surface, s'exposer, s'illuminer.
La voiture défile et je ne pense qu'à ça. Le temps a quelque peu étiolé le souvenir qui se fait maintenant trouble. Une peinture défraîchie dont on distingue mal les contours.
Ils me parlent, je n'entends rien. Je flotte.