C'est là qu'à débouché notre conversation. Parce qu'étant enfant, j'avais un baril de lessive vide dans lequel je rangeais tout mon bric à broc de jouets en vadrouille.
Ma maman avait recouvert ce dernier de papier adhésif décoré de bandes dessinés de Bibifoc. Il avait des yeux effrayants. J'en étais terrifiée.
Tout ça n'avait aucun rapport avec Muse. Parceque c'est de ça dont on parlait.
Je n'aime pas spécialement ce groupe, bien que certaines chansons soient sympas. Matthew Bellamy a la facheuse tendance d'hululer plaintivement. M'enfin ça reste subjectif.
Toujours est-il qu'aujourd'hui, en farfouillant dans mes cédés, je suis tombée par hasard sur deux de leurs titres qui me font un effet fou.
Un peu comme si à leur simple écoute, c'était toute la panoplie de sensations que j'éprouvais en écoutant ces morceaux, qui rejaillissaient brutalement. Un cadeau surprise du Schtroumpf Farceur.
Ma mémoire marche à la mélodie. Chaque morceau se colle à un souvenir précis.
Sur le coup, toutes les émotions m'ont sautées à la figure. Sans prévenir. J'ai eu un gros pincement au coeur. Celui qui fait venir les gros sanglots. Pas pu m'empêcher de laisser filer ce passé à travers quelques larmes.
Ca m'a rappelé le début de cette année universitaire qui s'est éteinte depuis juin, quand la porte de mon ex-appart s'est refermée. Laissant derrière moi la fac et tous les moments qu'on y a passés avec D. Parce que c'est un peu là-bas qu'on s'est rencontrés. Aussi, pour toute l'ambiance qui s'agitait autour de nos journées. Ce que j'ai pu aimer...
J'arrête pour continuer ailleurs. D sera là bas. Ca fiche le cafard de savoir qu'on ne vivra plus tous ces moments.
En tout cas plus ensemble.