• Un peu de rien et beaucoup d'humeur instable

    Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes. 

    Et ça défile incessamment dans ma caboche comme une comptine monotone qui joue les rengaines, aussi lourde et pesante qu'un gong qui n'en finirait plus.

    C'est le slogan d'une affiche campée sur la porte qui fait face à mon bureau, au travail.

    Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes.

    Comme si j'avais besoin de ça, une fois tranquille-peinarde chez moi, pour me rappeler le vide qui désanime mes journées. Ces longues journées qu'on ne voit jamais terminer.

    Plus que deux jours à te supporter, Tigris. J'aurais ta peau.
     
    Le vide est un gros dragueur non seulement pénible et insupportable mais pot de colle. Sans oublier qu'il invite toujours son meilleur ami l'Ennui. Plus on est de fous, toi même tu sais.

    Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes.

    Pour ma part, j'ai plutôt envie de pleurer, derrière mon bureau à faire celle qui comble le rien. Mais je retiens ces sanglots capricieux du mieux que je peux. Il faut bien s'armer de patience, dans deux jours je retrouverai ma petite vie toute jolie, toute paisible ainsi qu'un compte en blanque renfloué. Comme quoi subir le rien, paie.

    Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes.

    Et puis il y a Londres. J'y pense très fort.  

    Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes, Tigris sort ses griffes.

    Et aussi ces yeux et l'espoir de les recroiser.

    Une obsession rien que pour noyer ce pauvre et désolant ennui journalier.

    Sais bien que c'est ridicule de balayer le tout-autour et espérer les revoir. Les yeux ne réapparaîtront surement jamais (ainsi que son propriétaire, cela va de soi).

    Pourtant.


    Musique :
    Guns of Brixton -The CLASH 


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