• Tranholmen

     

    - S'il te plaît arrête de dire "Transsolmène" il n'a jamais été question de "transe" c'est "trane", insiste-t'il, agacé.

    Au temps pour moi, ça m'amusait d'imaginer que le nom de cette île pouvait avoir un quelconque rapport avec des transsexuels. 

    Il roule ses yeux en réponse à ma bêtise et le ferry avance dans la mer en nous brumisant ci et là parce qu'on s'est conglomérés sur la poupe. Le ciel sourit, c'est l'été et c'est joli.

    Une poignée de minutes plus tard, nous voilà insularisés sur Tranholmen, donc. C'est vert et foisonnant, ça sent l'iode et l'herbe fraîche. Il n'y a plus de route, seulement des sentiers de terre et des bateaux. 

    Au loin, on voit poindre quelques couleurs disséminées dans l'amplitude de la nature. Au fur et à mesure que l'on s'éloigne du rivage, ces couleurs prennent la forme de chalets où certains ont décidé d'y résider à l'année faisant fi des difficultés logistiques du quotidien et surtout de la rudesse de l'hiver suédois. La quiétude et la beauté de l'endroit légitiment ce choix.

    - C'est ici

    La maison de Willow est immense et turquoise. On avance dans le jardin, les herbes hautes nous caressent les mollets et son chien vient nous accueillir.


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