• Le cas Alenxia

    Pourrait être le nom d’une étude freudienne tant il est question d’hystérie collective et d’obsédantes obsessions.

    J’aimerais comprendre les tenants d’une telle machination. La poule aux d’or de Maje, la marque parisienne et trendy, n’est rien d’autre qu’un. Manteau. Duffle-coat pour les avertis, Alenxia pour les intimes.

    De la frusque qui sait pourtant susciter un désir fou. Écoulé comme des petits pains en boutique, il s’arrache désormais à prix d’or sur les sites de vente entre particuliers.

    À Paris (ou ailleurs – certes – mais j’ai pas vu l’ailleurs), il se promène sur un milliers de fières épaules. Copié invariablement, il ne cesse pourtant d’alimenter le sel de nos intimes parts obscures.

    Alors comment expliquer le succès d’Alenxia ?L’intelligible raison voudrait que passé la puberté, l’on cherche à développer son individualité et non pas se tarir dans le consensus. Qu’il soit question de mode ou pas. D’édition limitée ou que sais-je.

    Si la distinction ne se limite pas nécessairement à l’apparat, c’est le choix d’adhérer ou non, de succomber ou pas qui prend partie et donne du sens.

    Paradoxalement, vouloir se démarquer à tout prix accorde crédit au sens commun par sa simple opposition et peut carrément décrédibiliser la démarche initiale. En gros, ça craint.
     
    Alors si on élimine la piste de l’excessive moutonnerie, et si la frénésie ne cesse de l’emporter sur le bon sens : que reste-t-il ?
     
    L’insoutenable crétinerie de l’être. Pièce à conviction sur l’échine.

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